Dans son essai séminal La Crise de l’Esprit, publié au lendemain de la Grande Guerre, en 1919, Paul Valéry dresse un constat qui résonne comme l'abdication de la primauté de l'esprit. Pour l'auteur, le drame de l'Europe est celui d'une désertion intérieure. À travers une physique intellectuelle qui se mue en tragédie, il dissèque ce moment de bascule où l'intelligence, par excès d'arrogance et de technicité, finit par engendrer sa propre dématérialisation.